Cau'streberthe...

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 11 janvier 2008

Auguste Badin

auguste_badin.jpgEn 1829, avait été célébré le mariage de Jean Antoine Badin, cultivateur, et de Victoire Julie Vindras. L’année suivante ils eurent un fils, Auguste Amand. Cette famille paysanne, filant à la main durant l’hiver, fut obligée de quitter leur chaumière de Bréthel, à cause de la concurrence des filatures pour venir se fixer à Barentin, en 1842. Le père fut embauché comme acheteur de lins à la filature Colombel, filiale d’une usine située à Dénestanville. La filature de Barentin était dirigée depuis 1840 par Adolphe Dutuit, son locataire.

Auguste entra comme simple rattacheur. De 1845 à 1846, il passa par tous les ateliers. Contremaître des rattacheurs, puis surveillant, il devint directeur de l’usine en 1847. Fin 1851, M Dutuit quitta son emploi et M Colombel offrit à Auguste Badin de lui louer son usine qui comptait une vingtaine d’ouvriers. Cette filature de lin était alors dotée d’une pompe à feu depuis 1847. En 1855, une partie de l’édifice s’effondra.
Auguste Badin fit réparer le bâtiment et le 28 juin 1859, il était autorisé à utiliser dans sa filature de lin comptant plus de 400 ouvriers, deux chaudières totalisant 11.220m³ et deux machines à vapeur de douze chevaux chauffées à la houille. La cheminée faisait trente mètres.

En 1860, au décès de M Colombel, Auguste Badin acheta sa filature, puis les petites fabriques équipées de moulins situées aux alentours. Trois ans plus tard, Auguste Badin entreprenait la réalisation d’une filature voûtée et installait une blanchisserie de fil de lin.

En 1871, une cheminée de 90 mètres, l’une des plus hautes du département, dominait le chantier de la filature de coton dont la construction avait été retardée par la guerre.
La filature en rez-de-chaussée, dont le bâtiment principal occupait plus d’un hectare, recevait 104.000 broches. En 1897, elle était l’une des plus importante de France.

En 1881, Auguste Badin fut élu maire de Barentin, il assuma cette fonction jusqu’en 1908. A partir de 1883, Auguste Badin fut secondé par son fils Georges qui devint son associé en 1893, dans la société en nom collectif : « Auguste Badin et fils ».

En 1895, une filature de jute de 4.000 broches fut adjointe à la filature de lin.
Le samedi 16 octobre 1897 fut célébré le cinquantenaire industriel du fondateur, cette commémoration qui donna lieu à la construction de la Tour du Cinquantenaire, dans la filature de lin.
Vers la fin du XIXème siècle, sur 160.448 broches barentinoises, les établissements Badin en réunissaient 100.000 pour le coton et 15.000 pour le lin, le chanvre et le jute.

En 1900, le lin fonctionnait avec 1.000 personnes et le coton avec 1.100. La filature de lin employait annuellement 6.000 tonnes de matière brute et le coton 4.200 tonnes. La consommation annuelle de charbon était de 15.000 tonnes. Le montant annuel des salaires des deux filatures se chiffrait à 1.850.000 F.
Le 1er janvier 1910, en pleine activité, il s’écroula frappé par la maladie et il dût céder à son fils Georges, son associé depuis 1893, la direction de ses établissements.
Le créateur des usines de Barentin mourait en 1917.

Source de la photo d'Auguste Badin : Ministère de la culture.

samedi 29 décembre 2007

De la « Salle des Halles » à la « Halle aux Grains »

Pavilly
De la « Salle des Halles » à la « Halle aux Grains »

halle.jpgEn 2005, la municipalité a pris la décision de transformer la Salle des Halles en une véritable salle de spectacle. Les travaux ont débuté en février 2007. Dans le bulletin de janvier 2007, la Municipalité a lancé une concertation auprès des Pavillais afin de choisir un nouveau nom pour la future salle de spectacle. Les habitants ont eu la possibilité d'envoyer leurs suggestions par courrier ou par mail à la mairie. Une annonce a également été faite sur le panneau lumineux et sur le site Internet de la ville. Toutes les propositions de noms ont été exposées au fur et à mesure dans le hall de la mairie.
Les Pavillais ont fait 54 propositions de noms. Ces propositions étant diverses et variées, il y a même eu la proposition de « Salle Claude Lemesle » (Monsieur Lemesle étant l’actuel maire de Pavilly), « Salle Bernard Guesdon » (ancien maire) ou « Salle Roger Manteau » autre ancien maire ! Personne n’a eu l’idée d’une « salle Jean-Claude Bateux », lui aussi ancien maire de la commune. ;-)
Inutile de dire que le choix ne fut guère facile pour les élus et lors du dernier Conseil Municipal du 3 décembre, Brigitte Ganaye, maire-adjointe à la culture, propose comme nouveau nom pour la salle des halles : « Halle au grains » ! Ce qui est un retour aux sources, puisque le nom de « Halle aux Grains », est le nom initial de la salle des Halles inaugurée en 1883.

Lire la suite...

Barentin's manor

La Cau'streberthe se prolonge même jusque sur les bords de la Tamise !

Voir la page

manor.jpg