Cau'streberthe...

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Tag - festival du conte

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lundi 31 décembre 2007

Le reportage de l'année

Barentin_frida1.jpgPour le dernier jour, il me fallait bien choisir le reportage de l'année, et bien, il n'y a pas photo, j'ai fait mon choix en 10 secondes ! ou plutôt si, il y en a des photos...

Ah ! Le reportage de l'année !!!
Pour moi c'est Frida ! Frida Morrone !

Une fille se balade dans Barentin, elle regarde les statues, puis elle commente.
Elle s'appelle Frida Morrone, elle est Italienne, elle est conteuse elle est raconteuse, elle dit des histoires et des légendes sur les statues, et le public est scotché là ! Ses histoires, Frida, elle les vit :

Image2.jpg

Allez, Frida, tu n'as pas tout raconté, il te reste 287 statues à Barentin, ça ne te fait que 287 histoires à raconter. Nous avons tout notre temps, et c'est bien moins que les mille et une nuit...

Et pour ce reportage de l'année, je mets des photos !

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lundi 8 octobre 2007

Frida Morrone a remis de la vie dans les statues.

Quel promeneur barentinois n'a pas flâné autour des statues de la ville-musée, interpellé par la grandeur des unes, l'émotion dégagée par d'autres, la laideur de certaines ? Et puis, il y a toutes celles que l'on ne remarque plus, tellement elles font partie intégrante du paysage, celles qu'on voit, mais qu'on ne regarde plus !

Barentin_frida1.jpg

Partant de ce constat, la municipalité de Barentin et l'association « La puce à l'oreille » (organisatrice du festival du Conte de Fresquiennes) ont eu l'idée d'inviter Frida Morrone, une conteuse professionnelle, née à Milan en Italie, qui est, depuis son enfance, passionnée d'art, mais, c'est vers des études de droit qu'elle s'oriente au début, en Italie, puis, elle se tourne vers sa passion et fait des études sur l'art à Londres et à l'Université Paris VIII. C'est à Paris qu'elle commence, dans les musées, d'abord à commenter les statues, puis, peu à peu, les histoires qu'elle raconte s'agrandissent, jusqu'à en devenir de véritables contes.
C'est en 2000, qu'elle décide alors de franchir le pas vers la création artistique et commence à conter. Elle suit des stages d'écriture, de musique, d'expression corporelle, de théâtre, de chant... Frida essaye d'explorer toutes les facettes de son talent. Elle travaille dans des musées, des lieux de spectacle, en milieu scolaire et auprès des associations de quartier en France et au Québec.
Car elle a beau être Italienne, c'est uniquement dans les pays francophones que son travail la conduit, « Une question de contact », dit-elle avec un large sourire.

Barentin_frida2.jpgUne question de contact… ou une question d’accent !
En effet, est-ce que ces histoires qu’elle raconte, auraient le même charme sans son délicieux accent Italien, un accent chantant venant du fond de la gorge, comme si elle allait chercher les histoires au fin fond d’elle-même.

Ce samedi 6 octobre, devant l’affluence des demandes, les organisateurs avaient prévu deux balades urbaines au lieu d’une seule.
Le rendez-vous était devant la salle Siegfried, la première statue visitée a été naturellement la plus proche, « la porteuse d’amphore », devant le théâtre Montdory, une statue en bronze de Marcel Bouraine. La conteuse nous présenta ensuite sa « sœur » la « porteuse d’eau », statue en pierre de Marcel Renard, puis quelques mètres plus loin, la « sainte Barbe » d’Antoine Bourdelle. Dans la square Roosevelt, les enfants, et les plus grands, ont apprécié entendre des histoires sur le « lion », statue en fonte d’Henri Dieupart, et le « taureau » en bronze d’Alfred Janniot. Sur le chemin ramenant vers la « figure de proue » de Claude le Viking, juste devant le bruissement de l’Austreberthe, Frida nous a raconté la légende de Sainte-Austreberthe et du loup vert. La promenade s’est terminée par la statue en bronze d’Emmanuel Fremiet : « Saint-Georges terrassant le dragon ».

Devant une quarantaine de personnes, Frida Morrone a su captiver son auditoire en remettant de la chair et de la vie dans la pierre ou le bronze, en faisant revivre ces œuvres de manière si réelle que parfois, on a presque vu les statues bouger !

samedi 6 octobre 2007

Les fils du Vent

La vie d'une personne, la vie d'une femme, peut basculer à n'importe quel moment. Son destin à elle, c'est dans un Codec de Dordogne qu'il a basculé. Un regard croisé avec une gitane qui se transforme en corbeau, puis, dans un camp de nomades, elle se noie dans les yeux d'un jeune gitan qui n'était certainement pas là par hasard, puisqu'il lui a apporté l'enfant qu'elle cherchait depuis longtemps et qui donnera un sens à sa vie.

Barentin_zarcate1.jpgCatherine Zarcate, conteuse depuis les années 80, après avoir commencé sa carrière en se spécialisant dans l'Orient et les sagas ou épopées (« Mille et une Nuits », « Salomon et la Reine de Saba », « Épopées d'Antar »...), petit à petit, s'est mise à abandonner les « Il était une fois... Les rois et les reines... », ces histoires qui furent modernes au temps de leur invention, et qui ne le sont plus aujourd'hui ! Munie de son Tampoura, un instrument de musique à cordes traditionnel, issu de l'Inde, elle nous conte des récits plus « présents », avec la vie d'aujourd'hui, une manière d'inscrire cette parole spécifique du conteur dans un propos plus contemporain. « Les Fils du Vent », raconté vendredi dernier au Théâtre Montdory à Barentin fait partie de cette veine contemporaine.

Le public était venu en nombre, ce XVIIIème festival du conte de Fresquiennes and Caux attire de plus en plus de monde au fil des séances. Les manifestations du samedi et du dimanche à Barentin et à Mont-Cauvaire se sont jouées à « Guichet fermés ».

lundi 1 octobre 2007

Sophie Verdier donne du relief aux contes enfantins

« Un jour, la tristesse a envahi le cœur de Bouche Cousue. Il s'est arrêté de parler. Heureusement, une petite étoile a glissé un rêve dans son cœur. Bouche Cousue a grandi, il est devenu conteur. Mais aujourd'hui, il n'a plus d'histoires à raconter aux enfants de son village. Il va prendre la route dans l'espoir de débusquer au détour des sentiers, des histoires sauvages, insolites ou insolentes. »

Sophie Verdier dans son iglooIl a fallu deux séances, samedi 29 après-midi pour satisfaire les petits barentinois curieux de pénétrer dans l’igloo installé au cœur de la médiathèque. Ce local bien particulier, Sophie Verdier l’a conçu avec une architecte, afin que les enfants puissent retrouver un univers particulier, mais rassurant, dans lequel ils ne se sentent pas perdus, comme dans une espèce de cocon maternel.

« Bouche cousue » est l’histoire d’un enfant qui, après avoir eu du chagrin, a retrouvé le goût de vivre grâce à un rêve, il devient conteur et part à la recherche d’histoires, car un jour il n’a plus d’histoires insolites à raconter pour les enfants de son village…

« Bouche cousue » est un spectacle qui s’adresse plus particulièrement aux enfants de 3 à 6 ans. Ce sont des contes traditionnels, traités avec des univers différents. Sophie Verdier utilise des comptines, des jeux de bois, des techniques différentes pour donner du relief aux contes enfantins. Elle raconte, par exemple, l’histoire de « Boucle d’Or et des trois ours » en gromelot, c’est à dire, un simili-langage apparemment incompréhensible, mais très rythmé, ce qui fait que les enfants comprennent très vite l’histoire.

La veille, Sophie Verdier qui fait partie de la Compagnie deci-delà, basée à Saint-Nicolas d’Aliermont, avait aussi participé à la soirée inaugurale du festival de Fresquiennes avec un extrait de son spectacle « J’ai faim ». Des enfants sages prêts à écouter Sophie